Que nous ont dit les habitants de Rofessart ?

Lorsque nous avons fait du porte à porte, les habitants de Rofessart nous ont parlé de différents sujets, et nous leur avons répondu. Voici les questions et réponses.

Rofessart

Les habitants ont dit…

Une soirée de rencontre et le porte-à-porte de la campagne nous ont amené à nous voir ouvrir beaucoup de portes. Les habitants nous ont posé des questions, nous ont confié leurs espoirs et nous ont fait part de leurs craintes. Nous avions promis d’en faire un compte-rendu et de le distribuer à toutes et tous. Le voici.



La mobilité


              La rue Haulotte, c’est presque une autoroute à certaines heures !

Cela empêche les riverains de dormir, cela occasionne des odeurs d’essence. Quand deux camions se croisent, l’un monte sur le trottoir et roule encore dessus pendant x mètres. Le problème s’est aggravé ces dernières années (taxe kilométrique pour les camions etc.)

La difficulté est connue. Raison pour laquelle Ecolo refuse d’agrandir le passage sous le pont de l’avenue de l’Europe ce qui aurait pour effet d’aspirer encore davantage de voitures dans la rue Haulotte. Ecolo veut une vue globale pour penser les problèmes de mobilité, sans quoi l’on déplace le problème. Plusieurs pistes sont envisageables, aucune n’est la panacée à elle seule.

Ø  zone 30 sur l’ensemble de la commune  à l’exception des grands axes.

Ø  Les coussins berlinois, en veillant à ce qu’ils ne soient pas bruyants pour les habitations voisines.

Ø  L’achat de radars tronçons et mobiles à installer au fur et à mesure des moyens disponibles.

Ø  des poteaux pour empêcher les camions de monter sur les trottoirs.

Ø  un groupe de quartier pour penser en intelligence citoyenne des options (covoiturage scolaire, etc… ).


              On ne pourrait pas avoir un peu plus de bus à Rofessart ?

C’est évident, plus de bus améliorerait la situation de ceux qui le prennent. Mais… Savez-vous que la recette des tickets et abonnements ne paye que ¼ des coûts du TEC (organisme qui gère les bus). Les ¾ restants viennent d’un subside de la Wallonie au TEC. Plus de bus, cela veut dire plus de dépenses. Comme le gouvernement est très sollicité, cela pourrait vouloir dire « plus d’impôts ». Si le gouvernement refuse de donner plus de subsides, cela veut dire que la Ville devrait payer…

Il faut donc bien étudier la situation.

              Et une navette inter-quartier payée par la Ville ?

On y a pensé dès 2006. L'administration communale a été chargée d'en étudier la faisabilité.

Ø  le TEC ayant le monopole, il est interdit qu'un mini-bus communal passe sur leurs trajets. Cela complique un itinéraire optimal ;

Ø  une navette inter-quartier (un mini-bus), en tenant compte du point précédent, mettrait une heure trente pour faire l'ensemble du tour de la commune. 90 minutes !!!

Ø  pour couvrir l'ensemble des journées et des nuits, il faudrait engager 3 chauffeurs temps plein. Et la nuit, cela coûte nettement plus cher ;

Ø  vu la faible fréquence, il risque d'y avoir très peu de personnes qui l'utilisent : beaucoup de CO² émis pour rien...

 



 

La qualité de vie


              Le quartier est assez propre, mais les canettes !!!

Ce n’est pourtant pas faute d’investissements ! 25 ouvriers communaux pour la propreté et les espaces verts, deux balayeuses, 250 tonnes ramassées et 50.000 € par an ! Et tous les jours il faut recommencer…

Imposer des consignes sur les canettes est une bonne idée, mais ce n’est pas possible au niveau d’une ville, ce n’est pas de sa compétence.

OLLN participe à un projet pilote, pour notamment tester des machines automatiques.

Nous insistons auprès de la Région wallonne pour qu’elle impose la consigne.


 

              Il y a des crottes de chien, c’est pénible !

Tout à fait ! La Ville a déjà essayé de mettre des dévidoirs de sacs plastiques mais les propriétaires ne les utilisent pas !

A la mer, dans certaines communes, les propriétaires de chien qui n’ont pas sur eux deux sacs pour ramasser les crottes sont susceptibles d’amendes administratives. Faudra-t-il en arriver là ?


 

Des aménagements dans le quartier


              Est-ce qu’un parc à conteneurs va venir en face du Vieux Chemin de Bruxelles ?

L’intercommunale InBW, qui gère les déchets du Brabant wallon, cherche à installer un nouveau parc à conteneurs. Trois implantations ont été étudiées par InBW sur la nationale 275. Actuellement ce projet n’est pas actif et d’autres endroits sont également étudiés. Point de vue de la voirie, ça n’est pas idéal. La commune a relayé à l’InBW que les gens du quartier s’y opposaient. Cette implantation amènerait la destruction d’un petit bois, d’une zone naturelle qui contient de la faune et de la flore. Elle risque d’amener une augmentation du passage, des gens venant du Buston, de Limal etc., dans la rue Haulotte.

 

 

Ne faudrait-il pas mettre ce petit bois en zone d’intérêt paysager pour le préserver ?

D’un point de vue écologique, les parcs à conteneurs sont une bonne chose. Evidemment, il faut trouver un emplacement qui soit le moins nuisible en termes de pollution visuelle, acoustique et des conséquences sur la mobilité aux alentours.

Dans notre commune, il faut choisir des emplacements plus adéquats : près du poulailler industriel, sur le terrain du MET à la sortie de la voie rapide (emplacement plus judicieux par rapport aux axes routiers).
Ecolo s’engage à tenir informée la population si le dossier reprend vie.

 


Plus large que le quartier

Beaucoup d’habitants ont souhaité traiter de sujets qui dépassaient largement le quartier.

La gouvernance


              Un accord préélectoral, ce n’est quand-même pas très démocratique !

Quand un citoyen vote pour un parti A, qu’il ne veut pas du parti B et que le soir des élections il apprend que A s’est allié avec B, où est la démocratie et le respect des électeurs ? Ici au moins, on sait avant de voter qu’Ecolo projette, si l’électeur le permet, de s’allier avec Avenir(CDH) et PS et d’éventuellement adjoindre un autre partenaire qui s’accorde avec le socle commun. Ceci dit, ce n’est pas le summum de la démocratie. Il faudrait idéalement voter d’abord pour un parti et des personnes, puis le résultat connu, voter ensuite pour une alliance. Mais le système actuel ne le permet pas.

N’hypertrophions pas les alliances, le but est  quand même que le citoyen participe, co-construise, vote régulièrement tout au long des 6 ans. Le citoyen va co-piloter la Ville, il n’abandonne pas son pouvoir.

              Comment va-t-on pouvoir participer ?

C’est une erreur de croire qu’un outil participatif (assemblée permanente des citoyens ou panel ou…) va tout résoudre. Nous avons tous un temps limité, des intérêts divers. Il faudra des assemblées de quartier pour des sujets locaux, des conseils consultatifs pour des sujets thématiques, des consultations par Internet, des assemblées tirées au sort pour certains sujets dont le contrôle de l’éthique des élus, des consultations populaires pour des grands enjeux…

Certains trouvent qu’une assemblée tirée au sort est un vrai progrès démocratique : nous y sommes favorables, remarquons néanmoins que c’est toujours 40 citoyens qui dirigent la ville et 30.000 qui observent ! C’est pourquoi nous insistons sur la multiplicité des dispositifs à mettre en place.

 


 

Le devenir de la ville


              Extension de l’Esplanade : allez-vous dire « non » purement et simplement ?

Le « non » de la population est très clair et il réjouit tous les candidats Ecolo. Nos habitants veulent entre autres un commerce qui a du sens : local, respectueux de l’environnement et des travailleurs… Une nouvelle règle, le SOL, a permis de stopper tous les projets en cours pendant 3 ans. La majorité a mis en place un processus participatif pour que tous ensemble nous puissions définir ce que nous voulons pour cette zone. Il reste maintenant deux ans pour aboutir.

A l’issue des 3 ans, les citoyens et les élus auront-ils totale latitude et liberté pour imposer leur vision ? Non bien sûr : le propriétaire et le promoteur conservent une série de droits. C’est pourquoi il est si important de faire participer TOUS les acteurs au processus du SOL : une vision partagée s’imposera dès lors d’elle-même.

Et si le promoteur et le propriétaire ne jouent pas le jeu ? Un habitant a suggéré ceci : « Dites non à un projet du promoteur qui ne correspondrait pas aux souhaits des habitants car la population vous le demande. Même si le promoteur a des droits, dites non, il n’a qu’à les faire valoir devant le tribunal. » Il ne faut pas compter sur nous pour ce genre d’attitude. Si n’importe qui (du quartier) a des droits, une majorité (du quartier), même écrasante, ne peut les lui retirer et le politique ne peut s’y soustraire. Les élus ne sont pas que les porte-paroles des habitants : ils ont aussi une responsabilité de respecter et faire respecter les procédures décidées ensemble et le droit en ce inclus celles des minorités. Les élus doivent le faire d’initiative, et ne pas faire plaisir à leurs électeurs en espérant que le tribunal rectifiera leurs erreurs. Ceci est pour nous une évidence de laquelle nous ne comptons pas dévier.

              Avez-vous prévu une maison publique de repos pour les ainés ?

Oui, cela fait 6 ans que le CPAS y travaille. Une maison de repos et de soins doit être reconnue par la Région wallonne et subsidiée. Pour cela, il faut un terrain communal, et le seul terrain disponible que possède la Ville est situé près de la Dyle. Un projet a été dessiné et introduit à la Région wallonne, mais surtout, le conseil consultatif des aînés a été visiter plusieurs maisons de repos et a fait des recommandations à la Ville. En très résumé, il faut tout concevoir et organiser pour que la personne âgée reste actrice de sa vie. La Région wallonne a dit qu’elle allait augmenter le nombre de lits : OLLN est dans la file d’attente.

 


 

 

Ecolo




Nous espérons avoir bien rendu l’ensemble de nos conversations. Nous restons à votre écoute. C’est d’ailleurs un plaisir pour nous.

 

Le monde et la Ville bougeront en 6 ans : chaque nouveau projet sera abordé avec intégrité, transparence et participation, valeurs qui doivent accompagner notre vision écologiste sincère pour la Ville.

 

Marie-Frédérique Lorant

Vit depuis 12 ans à Rofessart

Habitante enthousiaste

Faustine Wilante

Depuis un an à Rofessart

Nouvelle écologiste

Julie Chantry

A vécu son enfance à Rofessart

Tête de liste Ecolo

Hadelin de Beer

Aime Rofessart sans y avoir vécu

Ecologiste depuis toujours